How to review when Opera Atelier visits from the colonies

How to review when Opera Atelier visits from the colonies

It’s no secret to readers of this blog that I am not a fan of Opera Atelier.

So obvs, I was  curious to read the French reviews of their production of Lully’s Persée, which they recently took to the Versailles Royal Opera.

ForumOpera.com (a Belgium-based internet magazine with an international outlook) did not disappoint: Laurent Bury’s mockery of Pinkoski’s staging was fun, but the review was nuanced and actually took interest in its subject.

Then today on Twitter I bumped into a Le Monde review which went so overboard in nationalist anxieties and condescension that I found myself in an awkward position of wanting to defend OA. (It won’t last, I know, but leave the moment be.) The review is here, but you’ll probably hit the paywall, so I’m copying it below.

In the review the OA was put in the context of Kanye West renting parts of Versailles for his private function… Oh dear oh dear.

I propose that we revise the Rulebook of Reviewing Productions from the Colonies*, which now include the following:

–If a production comes from Canada, of course it will be a “maple syrup production”

–Single out the only French component of the production as the only French component in the production

–Place the production in the larger, unrelated context of the “North American invasion of moneyed ostentation over France”

–Make a point of how exaggerated the production is compared to the austere splendor of the French productions of the same stuff

–An extracurricular activity–Find a way to connect the term “queer” and the perceived effeminacy in the men on stage to kitsch

Now if you’ll excuse me, my daily maple syrup shower awaits.

//

*some of these work if you put “Great Britain” instead of France, but the British edition of the Rulebook will have its own items.

Here goes:

Soirée kitsch à Versailles entre Persée et Kanye West

LE MONDE | 29.05.2014 à 13h37 |Marie-Aude Roux

Il y avait de quoi avoir la perruque à l’envers, vendredi 23 mai, jour d’ouverture du festival Les Voix royales à Versailles (Yvelines). Allez savoir pourquoi, laprogrammation, annoncée sur la thématique « Haendel à Rome », débutait avecPersée, une tragédie lyrique de… Lully ! Certes, figurent également au programme de cette manifestation le Didon et Enée de Purcell et Les Sept Dernières Paroles du Christ en croix de Haydn… Mais le reste est bien de Haendel – Le Messie,Belshazzar, Amadigi, Dixit Dominus, etc.

Le plus difficile était cependant, ce soir-là, pour les spectateurs de réussir à accéder à l’Opéra royal. Un chemin de barrières métalliques jusqu’au milieu de la place d’armes, une bordée de vigiles à oreillettes et lunettes noires, rendaient impénétrable la voie menant à la cour royale. Seul pouvait y circuler un cortège de grosses cylindrées aux vitres teintées. Ordre nous fut intimé de passer par l’extérieur et de rejoindre l’entrée de la rue des Réservoirs. Sur les pavés, des chevaux caparaçonnés semblaient attendre une joute. Celle-ci était amoureuse : le château et ses jardins, nous dit-on, avaient été réservés par la star du rap américain Kanye West et sa future épouse, la vedette de téléréalité Kim Kardashian. Le couple avait organisé à Versailles une fête en costumes d’époque, avant de s’envoler dans un jet privé pour Florence où devait être célébré le mariage en bonne et due forme le lendemain, au Forte Belvedere, sur la colline Boboli.

Versailles en a vu d’autres, mais les consignes sont strictes. Rester groupés et éteindre les téléphones portables – ce qui n’empêchera pas l’un deux de sonner au milieu d’un des multiples combats de Persée à la conquête d’Andromède, contre Méduse, dont il coupe la tête dans son sommeil, contre le monstre marin envoyé par Junon, contre un rival jaloux et son armée. Persée vaincra grâce aux « médusants » pouvoirs de Méduse dont la tête continue à pétrifier jusqu’après la mort.

Créé le 18 avril 1862 à l’Académie royale de musique, à Paris, dix-huit jours avant l’installation du roi et de sa cour à Versailles, l’opéra offre la figure héroïque de Persée qui évoque, ainsi que l’indique la dédicace de Lully, celle de Louis XIV, souverain que menacent « Méduse et ses Gorgones », à savoir la triple alliance menée contre Louis XIV par le prince d’Orange (les Provinces-Unies, la Suède et l’Empereur), à laquelle viendra bientôt se joindre le « monstre » menaçant qu’est l’Espagne, qui s’y rallie en mai de la même année.

Le plus grand danger vient aujourd’hui de Toronto, où l’Opera Atelier a conçu en 2000 cette production à succès, dont la reprise en 2004 sous la direction d’Hervé Niquet a fait l’objet d’un DVD publié chez EuroArts.

MÉDUSE ET SES GORGONES, TRÈS QUEER

A mille lieues du faste austère des mises en scène à la française, ce Persée au sirop d’érable a les ingrédients énergétiques d’une comédie musicale. Costumes d’époque somptueux et colorés, accessoires réalistes frisant la gaudriole (la tête farces et attrapes de Méduse au revers d’un bouclier), gestuelle « baroque » franchement outrée, tout semble indiquer que la tragédie lyrique de Lully est une vaste plaisanterie.

Dans le public, on glousse aux poses efféminées des messieurs en collants de velours dont l’on peut admirer à son aise les culs avenants. La scène de Méduse et ses Gorgones, très queer, est parmi les plus réussies. Chanteurs, femmes et hommes, ont des physiques de danseurs et d’acteurs. Reste la musique.

Voix plutôt laides ou mal dégrossies, prosodie hasardeuse, la part audible du spectacle est la partie faible, ne seraient les musiciens du Tafelmusik Baroque Orchestra et le chœur Les Cris de Paris, seul élément français du spectacle mis en scène par Marshall Pynkoski et adroitement chorégraphié par son épouse, Jeannette Lajeunesse-Zingg. A la sortie, le coup d’œil dans les jardins rassure : il n’y a pas qu’à l’intérieur que le spectacle frise le kitsch et le ridicule.

Festival Les Voix royales : Haendel à Rome. Château de Versailles, place d’Armes, Versailles (Yvelines). Du 23 mai au 8 juillet. Tél. : 01-30-83-78-89. De 35 € à 298 €.

2 thoughts on “How to review when Opera Atelier visits from the colonies

  1. I like the rules. A while ago, there was a French book, Le Defi Americain. It proved that Americans might know about mere technology, but French people had that je ne sais quoi which cannot be measured, but only felt. And if you didn’t feel it, maybe you were really an Arab or something.

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